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Son Excellence Mgr Raymond, évêque du diocèse de grand Bassam et chargé de l’ICMA au sein de la conférence épiscopale.

Chers Pères, membres du CA,

Cher Père Paul Ennin, provincial de la province SMA du Ghana

Chères autorités, politiques traditionnelles dans vos rangs distingués,

Chers Pères, membres de la Direction,

Cher personnel administratif,

Chers professeurs,

Chers Responsables et Supérieurs des maisons de formation,

Honorables invités,

Chers étudiants,

Chers amis et partenaires de l’ICMA,

 

En ce jour de bénédiction de la nouvelle année académique que la providence divine nous accorde la grâce d’ouvrir par cette célébration, je viens, au nom de l’ICMA, joindre ma voix à celles du Directeur de la recherche et des publications et du Directeur académique pour rendre grâce au Seigneur, vous souhaiter la traditionnelle Akwaba et vous exprimer toute ma gratitude pour votre sollicitude sans cesse renouvelée. Hier, vous étiez là, aujourd’hui encore, vous êtes là pour nous témoigner votre chaleureuse affection et votre attachement à l’œuvre que le Seigneur accomplis jour après jours, année après année à l’ICMA par le concourt et l’engagement de personnes si dévouées. Akwaba et Merci !

Merci à Mgr Raymond qui, malgré son agenda combien chargé tout fait pour honorer et rehausser cette célébration par sa présence. Votre présence révèle bien votre sollicitude paternelle envers l’ICMA et votre engagement pour la formation qualitative des missionnaires.

Nos remerciements à son Eminence Jean Pierre Cardinal KUTWÃ Archevêque Métropolitain d’Abidjan qui est en communion avec nous et n’a jamais cesser de nous témoigner de sa sollicitude paternelle.

Un merci particulier au père Paul Ennin, mon prédécesseur, qui a bien accepter suspendre son agenda et revenir dispenser la leçon inaugurale et présider cette messe d’ouverture. En acceptant de faire le déplacement malgré votre agenda combien surchargé avec les défis qu’implique le lancement d’une jeune province, vous nous témoignez que l’ICMA reste et restera une de vos œuvres et saura compter sur vous. Merci pour la parole partagée.

A vous tous, chers autorités religieuses et académiques, Responsables de congrégations et Instituts, chers amis et collègues, membres de la direction et membres du corps professoral, chers membres du personnel et chers étudiants, recevez toute ma gratitude pour cette marque d’amitié et le sens élevé du devoir en vue de l’avancement de la mission commune.

 Merci également au CIF et au CA dont le président et les autres membres sont présents à cette célébration. Merci d’avoir effectué le déplacement pour vivre avec toute la communauté ICMA cette messe d’ouverture de l’année académique 2020-2021. JE voudrais surtout, en plus de mes remerciements, vous exprimer toute ma reconnaissance et ma gratitude pour la confiance que vous m’avez faite en me choisissant pour diriger l’équipe ICMA pour les trois années à venir. A travers vous et les membres du CIF, c’est toute la maison ICMA que je voudrais remercier et dire ma reconnaissance.

Je voudrais vous assurer que je mettrai tout en œuvre pour mériter votre confiance et ne pas la décevoir.   

Dans le contexte actuel, ma nomination à une place aussi stratégique de l’ICMA, traduit l’engagement du CIF et du CA à poursuivre les importants chantiers engagés par mes deux prédécesseurs dont le premier, père Edoh m’a formé et recommandé pour faire des études supérieures et le second, père Paul Ennin ici présent, à qui j’exprime toute ma reconnaissance et ma gratitude, m’a initié à l’administration. En tant que fils de l’ICMA, ancien Secrétaire général et enseignant, je perçois bien les avancées et les défis qui sont à relever.

En effet, l’expérience acquise dans mes fonctions précédentes de Secrétaire général, ayant collaboré étroitement avec vous père Paul Ennin, m’a permis d’appréhender les enjeux et de participer à la mise en œuvre du plan stratégique de l’ICMA. Cela m’aidera certainement à relever les défis qui se posent à moi dans la mission délicate de poursuivre le développement de l’ICMA dans les sillons que P. Edoh Bédra et vous avez tracés.

Ainsi, cher père Paul, je ne saurais vous remercier pour la confiance que vous m’avez accordée depuis mon arrivée à l’ICMA et les précieux conseils prodigués. Je voudrais vous dire tout mon respect et toute mon estime pour votre sens élevé du devoir, votre profond attachement à la formation des missionnaires, aux valeurs de partage, de tolérance ainsi qu’aux vertus de la compétence et du travail bien fait.

Aussi me placerai-je dans la perspective paulinienne : Edoh a planté, Ennin a arrosé, moi, je continuerai à arroser et à faire croître, et je confie mon mandat à Dieu, lui seul qui permet d’arriver à une croissance certaine. Dans cette perspective, vous et moi avons pour mission de faire en sorte que ce qui a été planté, ne flétrisse pas par manque d’humidité, d’eau, d’inventivité et adaptation aux éventuelles conjonctures. C’est là une mission délicate, parce que, d’une part, remplacer des hommes de valeur et de vision, comme le recteur Paul Ennin, n’est pas chose aisée ; d’autre part, entretenir les acquis tout en s’ouvrant sur de nouvelles perspectives n’est pas non plus facile à réaliser.

Chers membres de l’administration, c’est pour moi, un honneur et un privilège, en tant qu’allumnus de l’ICMA, de prendre la direction de cet institut, qui regorge de compétences académiques et joue, par conséquent, un rôle majeur dans la construction des bases de notre développement par la formation des acteurs d’un monde nouveau. Avec vous, nous formerons une équipe soudée et déterminée pour continuer à hisser l’ICMA au rang des instituts émergents de la sous-région. Par la grâce de Dieu, le soutien du CIF et du CA, la précieuse collaboration des partenaires, les qualités intrinsèques de chaque personne et la synergie des efforts individuels, nous pouvons relever ce défi, même si je suis sans ignorer que  nos sociétés sont aujourd’hui secouées en sens divers par la pandémie du Covid 19 et de multiples crises qui exigent de nous assez de force et d’inventivité.

Mon action s’inscrira dans une dynamique de continuité et de consolidation des importants acquis pour lesquels nous rendons grâce à Dieu. De pertinents programmes ont été engagés avec succès au cours de ces dernières années. Nous avons le devoir de les poursuivre. Le chemin paraît donc balisé conformément au plan stratégique qui arrivera bientôt à son terme et qu’il me semble urgent d’en redéfinir pour prendre en compte les nouvelles perspectives que nous offre l’Agrément du Ministère de l’Enseignement Supérieur, agrément qui hisse l’ICMA au rang des université privés. Durant mon mandat, les priorités resteront axées, entre autres, sur la mise en œuvre de l’agrément obtenu près du ministère de l’Enseignement Supérieur par l’amélioration des programmes de philosophie, de l’informatique, de l’anglais appliqué et de l’entreprenariat. Ces chantiers déjà entamés nous ouvrent à de nouvelles perspectives d’évolution de l’Institut. Notamment, nous aurons à :

- Faire fructifier, avec l’agrément reçu, la philosophie et les autres écoles. Qu’elles deviennent de véritables pôles de formation et de recherche, reconnus par tous. Il faudra à cet effet, rendre plus dynamique le comité scientifique et mettre en place un comité académique solides qui s’assurera de la qualité des formateurs, des enseignements et des évaluations. Pour le programme de philosophie, l’enjeu sera de le faire connaître davantage pour recruter plus d’étudiants afin qu’elle soit autosuffisante et bénéfique pour l’ICMA. Pour les trois autres programmes, l’informatique, l’anglais appliqué, nous devons nous atteler à en faire des filières de formation diplômante pouvant offrir des CQP (Certificat de Qualification Professionnelle). 

- Développer l’école d’informatique. Nous devons passer de l’initiation à l’informatique à une véritable école d’informatique. Il faudra alors penser à un programme performant et efficient dans ce domaine et au recrutement des personnes ressources.

- Développer l’école d’entreprenariat. Tout en gardant la vision première – s’ouvrir aux populations de notre environnement immédiat comme l’exigent les textes fondateurs de l’Institut et l’exhortation du Saint Père d’être « une Eglise en sortie » - nous devons travailler, dans la logique de l’agrément reçu, à mettre en place une véritable école qui offre aux jeunes des programmes solides de savoir-faire pratique et des orientations véritables pour leur vie. 

- Consolider le Master en missiologie et faire connaitre davantage le CPM-PV. Nous devons travailler à ce que l’ICMA devienne une faculté de missiologie affiliée à l’UCAO et évoluant dans la perspective de son autonomie dans les années à venir. Nous devrons ouvrir des champs d’études et d’actions missiologiques ici et ailleurs dans le monde. L’Institut dispose, pour ce faire, d’une diversité culturelle et de bien ressources. En plus de former des missionnaires, l’ICMA avec ce programme de Mastère en Missiologie entre dans une autre phase de son développement, être un Institut de référence dans la sous-région, un Institut qui forme des penseurs de la mission dont notre continent à besoin.

Pour relever ces défis, il nous faut travailler à :

- renforcer les compétences et la motivation du personnel ;

- améliorer l’accès à l’enseignement supérieur et l’équité ;

- poser les bases d’un développement de l’enseignement numérique ;

- mobiliser des financements et la diversification des ressources ;

- améliorer la qualité des enseignements, des apprentissages et de la recherche ;

- et promouvoir la coopération universitaire, scientifique et technique avec les possibilités d’accès aux bases de données de grandes bibliothèques.

Nous devons offrir, bien plus qu’une université, la présence continue de Jésus-Christ dans la vie des hommes et des femmes de ce monde ; une « université du Christ » dans tous les domaines du "logos" pour soutenir les hommes dans leur quête de l’accomplissement et œuvrer à l’avènement du royaume de Dieu. 

Ces grandes ambitions nécessitent une implication de chacun et une synergie des intelligences ; que chacun donne le meilleur de lui-même pour qu’à terme, l’évolution envisagée se répercute aussi bien sur le standing de l’Institut et le positionnement collectif que sur les conditions de travail, d’enseignement et d’étude, et la rétribution de chacun des acteurs. Pour que cette évolution soit effective et que chacun en bénéficie, il faudra veiller au respect strict d’une réglementation impersonnelle, et de mesures d’assurance qualité compétitives et productives. Je me permets, dans cette ligne, de rappeler certaines recommandations du CA : 

- accueillir avec bienveillance les nouvelles dispositions ou orientations ;

- cultiver un esprit vraiment missionnaire conformément à l’option fondamentale de l’Institut ;

- éviter toute complaisance nuisible à l’assurance qualité ;

- cultivez l’esprit d’équipe et de coresponsabilité dans les services rendus ;

- éloigner l’esprit de familiarité ;

- être vigilant dans le respect des prérogatives de chaque section et poste de responsabilité ;

- lutter sans relâche contre l’inertie et mettre en avant l’assiduité, la ponctualité, la célérité dans le traitement des dossiers, l’honnêteté, le dévouement, la gratuité du service, la probité morale ;

- cultiver l’esprit de recherche et de publication.

 

Il faudra travailler davantage au respect d’une éthique et d’une déontologie qui éloignent l’esprit de division et d’exaltation personnelle pour favoriser une bonne circulation de l’information et d’excellents résultats dans l’amour des enfants de Dieu. Veillez à ne pas laisser le développement des compétences et la concurrence se transformer en rivalité, veillez à un travail bien fait et à temps.

Je ne saurais terminer sans exprimer ma reconnaissance aux partenaires sociaux et amis de l’ICMA, dont je salue ici la présence. Je voudrais les assurer de ma franche collaboration, afin de toujours favoriser la concertation pour la préservation et la promotion de la quiétude sociale en lien avec les réalités de l’environnement immédiat afin de former des missionnaires non déconnectés et pleinement conscients des défis et problématiques des femmes, des hommes, des jeunes de notre temps. Sous mon mandat, l’ICMA accordera toujours une attention particulière au vivre-ensemble.

Par conséquent, je voudrais exhorter et inviter l’ensemble de la communauté universitaire, enseignants, étudiants, chercheurs, à œuvrer inlassablement pour que l’ICMA demeure un lieu privilégié de culture de l’excellence et de promotion des valeurs de paix et de cohésion sociale. Nous devrons toujours avoir à l’esprit que, dans la Constitution Apostolique sur les Universités et les Facultés ecclésiastiques, Veritatis  Gaudum, le pape François pose que la finalité des Instituts comme l’ICMA, est de « cultiver et promouvoir, grâce à la recherche scientifique, les disciplines qui leurs sont propres, c’est-à-dire celles qui sont directement ou indirectement connexes à la Révélation chrétienne ou qui servent directement à la mission de l’Eglise, dégager de façon systématique les vérités qu’elle contient, considérer à sa lumière les questions nouvelles qui surgissent au cours du temps, les présenter d’une manière adaptée aux hommes d’aujourd’hui ». Dans cette perspective, l’ICMA se doit de promouvoir d’autres filières, et d’être en sortie.

Soyez assurés de mon engagement à toujours œuvrer dans le sens de la cohésion, de la synergie et de la solidarité entre tous les acteurs de l’ICMA : administration et personnel, enseignants et étudiants, ICMA et partenaires ou collaborateurs extérieurs, ICMA et environnement immédiat. L’ICMA ne perdra jamais de vue sa mission régalienne et fondamentale : former des professionnels compétents pour la mission de l’Eglise aujourd’hui.

A vous, honorables invités, Responsables de maisons de formation, membres du CIF et du CA, chers collègues membres de la direction, enseignants et membres du personnel, précieux amis et partenaires, chers étudiants, chers tous et toutes, je réitère mes remerciements pour le soutien constant, la marque de sympathie et la générosité dans tous les efforts consentis. 

Bonne rentrée à tous et à toutes ! Et, surtout, ne l’oublions pas, gardons la foi ! A qui irions-nous ? C’est Lui, notre Seigneur Jésus qui a les paroles de la vie et de tout accomplissement en toute circonstance. Ainsi que le proclame notre Saint Père François au soir du 11 avril 2020, lors de la célébration de la Vigile pascale :

« (…) N’ayez pas peur, soyez sans crainte : voici l’annonce d’espérance. Elle est pour nous, aujourd’hui. Aujourd’hui ! Ce sont les paroles que Dieu nous répète dans la nuit que nous traversons. Cette nuit nous conquerrons un droit fondamental, qui ne nous sera pas enlevé : le droit à l’espérance. C’est une espérance nouvelle, vivante, qui vient de Dieu. (…) Mais Jésus est sorti pour nous, il est ressuscité pour nous, pour apporter la vie là où il y avait la mort, pour commencer une histoire nouvelle là où on avait mis une pierre dessus… »