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Du 05 au 06 Avril 2018, l’Institut Catholique Missionnaire d’Abidjan (ICMA) a tenu un colloque international sur le thème « La foi chrétienne face à la sorcellerie ». Les diverses interventions lors de ce rendez-vous de la réflexion et de la recherche ont permis de cerner l’ampleur du problème et de proposer des pistes de solution pour la vie des personnes, au niveau individuel et communautaire, physique et spirituel, sociopolitique, économique et culturel.

Cependant, l'un des aspects peu étudiés durant ce colloque c'est la dimension psychologique du phénomène de la sorcellerie. En effet, la sorcellerie comme fait social engendre à tort ou à raison chez des personnes, peur, effroi, suspicion, méfiance, angoisse, insécurité, division dans les familles, etc. Pire encore, presque tout ce qui paraît anormal est interprété, expliqué sous la base de la sorcellerie, ou attribué à la sorcellerie, c'est-à-dire à l'action présumée de personnes malveillantes qui agissent de manière occulte sur la vie et les activités d'autres personnes. Par ailleurs, dans des cas de faits occultes malveillants avérés attribuables à la sorcellerie, les conséquences psychologiques sont autant redoutables. Par effets d'actes sorcelleresques, certaines personnes sont malades ou traumatisées à vie, perdent leur emploi et la confiance en eux-mêmes et en toute autre personne .Ils ont en quelque sort la « mort dans l'âme».

Comment construire une société prospère et épanouie dans de telles conditions et dans de tels états d'esprit qui ne favorisent guère la cohésion, l'entente, la confiance réciproque, la collaboration et la solidarité ? L'un des plus grands problèmes pour la libération et l'épanouissement des Africains n'est- il pas la question de la sorcellerie ? Voilà pourquoi l'ICMA, fidèle à sa perspective de «former des acteurs d'un monde nouveau» organise une Table onde sur son campus le vendredi 25 octobre 2019 pour approfondir la dimension psychologique du phénomène de la sorcellerie et envisager comment guérir les personnes et les sociétés africaines de la psychose quasi générale.